Pressions, violences, épuisement, locaux inadaptés : la santé au travail doit entraîner des réponses concrètes de l’employeur. Le SNALC veut porter cette exigence dans les instances académiques et départementales.
« Connaître votre métier, maîtriser vos droits, exiger votre protection : le SNALC réunit ces trois compétences à tous les niveaux. »
Dans une école, un collège, un lycée ou dans les services, les difficultés peuvent s’accumuler : conflits avec des familles, menaces, pressions hiérarchiques, classes surchargées, multiplication des tâches ou situations d’élèves sans réponse adaptée. Les déplacements et les services répartis entre plusieurs écoles ou établissements peuvent encore alourdir le quotidien.
La capacité des collègues à tenir ne peut pas devenir le principal dispositif de prévention de l’Éducation nationale. Professeurs des écoles, enseignants du second degré, CPE, AED, AESH, personnels administratifs, sociaux et de santé : chacun doit pouvoir compter sur une protection effective de son employeur.
Des compétences au service de votre protection
Accompagner les personnels exige de connaître les droits, les procédures et les interlocuteurs, mais aussi de comprendre les situations professionnelles. Le SNALC Orléans-Tours s’appuie sur les compétences de son pôle national chargé des conditions de travail et de la santé, ainsi que sur sa cellule juridique.
Nos congrès « Mieux vivre au travail, c’est possible ? » et « Judiciarisation de l’enseignement : savoir réagir pour ne pas subir » ont rendu cette expertise directement accessible aux collègues des différents corps : maladie et handicap, pressions et conflits, démarches et dispositifs de protection. Ces échanges nourrissent aussi notre connaissance des difficultés rencontrées dans l’académie.
Des alertes qui doivent produire des actes
Les formations spécialisées en santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT) disposent de prérogatives pour analyser les risques, effectuer des visites, conduire certaines enquêtes et proposer des actions de prévention. Les observations inscrites au registre santé et sécurité au travail doivent recevoir une réponse de l’administration.
Nous voulons utiliser ces leviers pour obtenir des mesures précises et suivre leur mise en œuvre : quelles réponses aux violences répétées ? Quelle prévention de l’épuisement professionnel ? Quel accès à la médecine du travail ? Quelle application des préconisations médicales ? Dans nos six départements, Le SNALC défend la même exigence : des personnels écoutés, des risques reconnus et des mesures de protection dont les effets peuvent être vérifiés.











