De la maternelle au lycée, l’inclusion doit reposer sur un accompagnement effectif, des personnels en nombre suffisant et des solutions adaptées. Le SNALC refuse que les insuffisances de l’organisation reposent sur les élèves, les familles et les équipes.
« L’inclusion doit se juger à ce qu’elle permet à l’élève,
pas à ce qu’elle exige des personnels. »
Un élève attend son AESH. Un accompagnement est interrompu faute de remplacement. Une équipe cherche une solution adaptée sans parvenir à l’obtenir. À l’école, au collège ou au lycée, ces situations mobilisent les enseignants, les AESH, la vie scolaire, les personnels de direction et les personnels sociaux et de santé.
La continuité de la scolarité exige aussi celle des accompagnements. Le passage au collège ou au lycée ne fait pas disparaître les besoins. La multiplication des cours, des interlocuteurs et des lieux peut au contraire rendre leur organisation plus complexe.
Examiner l’accompagnement réellement assuré
Le SNALC Orléans-Tours est notamment à l’origine d’un communiqué intersyndical interrogeant les conditions réelles de l’accompagnement en Indre-et-Loire. Il relevait le chiffre rendu public de 174 collégiens sans AESH malgré une notification et demandait aussi un bilan de la situation dans les écoles.
Cette exigence doit concerner les six départements et tous les niveaux de scolarité. Combien de besoins restent non couverts ? Quelle continuité en cas d’absence ? Quels dispositifs et quelles prises en charge sont effectivement accessibles ?
Il faut également regarder les conditions de travail des AESH : affectations, déplacements, stabilité des emplois du temps, formation et temps de concertation avec les équipes.
Des réponses à la hauteur des besoins
Le SNALC défend des accompagnements correspondant aux besoins reconnus, des personnels spécialisés en nombre suffisant et des possibilités de scolarisation adaptées. Les RASED, les ULIS, les SEGPA et les structures médico-sociales répondent à des besoins différents : leur complémentarité doit être préservée.
La formation des équipes est nécessaire. Mais elle doit impérativement s’accompagner de moyens humains, de temps et d’interlocuteurs disponibles. Les enseignants, les AESH, les personnels de vie scolaire ne peuvent compenser seuls l’absence d’une prise en charge nécessaire.
Porter ces exigences dans les instances
Au CSA académique et dans les CSA départementaux, nous demanderons les bilans précis des moyens et des organisations. Dans les formations spécialisées, nous voulons faire examiner leurs conséquences sur la santé et la sécurité des personnels.
Le SNALC porte aussi nationalement la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH. Dans notre académie, nous voulons défendre immédiatement le respect de leur métier et de leurs conditions d’exercice.











