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La baisse des effectifs pourrait-elle enfin améliorer nos conditions de travail ?

La baisse démographique offre une occasion d’améliorer durablement les conditions d’enseignement dans les écoles, les collèges et les lycées. Dans l’académie Orléans-Tours, le SNALC refuse de voir cette possibilité sacrifiée aux suppressions de postes ou dispersée dans de nouveaux dispositifs.

« Moins d’élèves doit permettre de travailler mieux,
pas de faire fonctionner l’École avec moins. »

Dans une école, une fermeture peut suffire à effacer le bénéfice d’une baisse des effectifs : les classes restantes se chargent, les niveaux se multiplient et l’organisation se complique. Dans un collège ou un lycée, une réduction des moyens peut entraîner la suppression d’une division, de groupes ou d’enseignements, ainsi que des compléments de service dans d’autres établissements.

Moins d’élèves dans l’académie ne signifie donc pas automatiquement de meilleures conditions de travail dans chaque classe.

Partir des besoins, à tous les niveaux

Une moyenne départementale ou académique ne dit pas tout. Elle ne mesure ni la complexité d’une classe à plusieurs niveaux, ni l’hétérogénéité des élèves, ni les besoins d’accompagnement, ni les contraintes des locaux.

Dans le Cher, l’Eure-et-Loir, l’Indre, l’Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher et le Loiret, les arbitrages doivent tenir compte des réalités des écoles, des collèges et des lycées : ruralité, éducation prioritaire, inclusion, distances, offre de formation et possibilités de remplacement.

Le SNALC exige de longue date que la baisse démographique permette d’alléger les classes et de renforcer les moyens qui manquent : remplacement, personnels spécialisés, accompagnement éducatif et médico-social. Dans le second degré, elle doit aussi permettre de préserver les groupes nécessaires aux apprentissages, la diversité des enseignements et la stabilité des équipes.

Défendre vos moyens à tous les échelons

Le CSA académique examine notamment la répartition des moyens. Les CSA départementaux interviennent dans leur champ de compétence, en particulier sur la carte scolaire des écoles et les moyens des collèges. Les dossiers des lycées appellent également une intervention au niveau académique.

Nous voulons y confronter les prévisions aux besoins réels, demander des critères transparents et défendre des propositions précises. Les besoins d’une école ou d’un établissement doivent être entendus avant que les conséquences d’une suppression s’imposent aux équipes.

Du 3 au 10 décembre 2026, votre vote au CSA académique peut permettre au SNALC Orléans-Tours d’y défendre une autre utilisation de la baisse des effectifs : améliorer enfin nos conditions de travail.
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