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« Lycées : ce que l’on savait déjà » (n°1518, novembre 2026)

ÉDITO : LYCÉES : CE QUE L’ON SAVAIT DÉJÀ (par Jean-Rémi GIRARD, président du SNALC)
Jean-Rémi Girard, président national du SNALC

Des millions d’euros de dégâts, des milliers d’arrestations et de gardes à vue, plus d’un millier de blessés dont plus d’une centaine de personnels de l’Éducation nationale : c’est ce qu’il a fallu pour prendre conscience que les réformes de Jean-Michel Blanquer posent de graves problèmes, que le bâti scolaire est en mauvais état et qu’on manque de remplaçants.

Le SNALC a pourtant, sur ces points et bien d’autres, servi de lanceur d’alerte. Sur la réforme du lycée général, il alertait dès le départ sur son manque d’articulation avec le supérieur et sur la complexité qu’elle allait introduire dans la composition des classes et la réalisation des emplois du temps. Sur le bâti scolaire, il n’a pas attendu la dernière vague de chaleur pour signaler qu’il y avait urgence, qu’on avait autre chose à faire que de réduire les vacances d’été alors que les températures augmentent, et qu’il serait avisé d’agir avant qu’on ait des morts dans nos établissements. Sur les remplaçants, il a travaillé à démontrer que supprimer des postes année après année revenait à s’attaquer aux capacités de remplacement, et a expliqué aux journalistes ce qu’était un TZR, et pourquoi en être un est bien davantage une souffrance qu’un privilège. Sur Parcoursup, devenu soudain le bouc émissaire idéal, le SNALC a dès le départ signalé sa lenteur et le manque de transparence des attendus et des critères de tri des établissements du supérieur. Si l’on avait eu du courage politique à l’époque sur ces points, on ne serait pas aujourd’hui en train de promettre la suppression de l’outil, qui ne pourra de toute manière être remplacé que par un clone.    [Lire la suite]

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