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Rentrée 2026 : Annoncer, communiquer… et agir ?

Faute de marges de manœuvre suffisantes pour répondre aux difficultés de notre système éducatif, le ministère occupe le terrain médiatique. Téléphones, réseaux sociaux, « exigence » au baccalauréat, IA souveraine, nouveaux programmes… De l’exécutif au Parlement en passant par la convention citoyenne sur les temps de l’enfant, les propositions et les annonces fusent. Mais derrière cette effervescence, les réponses de fond tendent obstinément vers zéro.

Le passage de la communication à la mise en œuvre réelle s’avère compliqué, comme en témoignent trois exemples significatifs :

  • Les modalités d’interdiction du portable au lycée demeurent inconnues à la veille de la rentrée, l’exercice étant acrobatique dans une institution qui a fait la promotion de l’usage des équipements numériques personnels pendant des années …
  • Le conseil constitutionnel a purement et simplement censuré l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
  • Les résultats 2026 du baccalauréat tutoient toujours les sommets, alors qu’il n’y a jamais eu autant de candidats. Notre hiérarchie n’a donc pas renoncé à la belle illusion d’un niveau de toute une génération qui monte, qui monte…

Cette frénésie d’annonces permet surtout de ne pas parler des sujets qui fâchent :

  • Les salaires. Les enseignants sont payés 900 € de moins par mois en moyenne que les autres agents de la fonction publique d’État à niveau comparable. Cet écart nuit à l’attractivité de nos métiers et il est à l’origine de très nombreuses problématiques, dont celle du recrutement. Le SNALC milite pour sa résorption sans augmentation de la charge de travail, car travailler plus pour gagner plus, ce n’est pas une revalorisation salariale !
  • Les conditions de travail. Le printemps et l’été 2026 ont montré la fragilité de notre institution : entre les attaques informatiques et l’inadaptation de nos bâtiments face aux vagues de chaleur, les urgences sont multiples. Et ne parlons pas de la violence croissante dont sont victimes les personnels. Le SNALC milite au quotidien pour protéger les personnels : en témoigne son partenariat depuis près de 20 ans avec la GMF pour proposer à ses adhérents une protection pénale.

  • L’école inclusive. Pour le SNALC, une école plus inclusive, c’est une école qui investit concrètement dans l’accompagnement de tous les élèves, avec des personnels qualifiés, qu’ils soient AESH ou soignants. Le SNALC milite pour la création de corps de fonctionnaires attractifs.

Vous pouvez compter sur le SNALC, seul syndicat représentatif 100 % indépendant, pour militer pour un meilleur traitement des personnels, en n’éludant aucun sujet.

Contact : François TESSIER, Président du SNALC Orléans-Tours, 06 47 37 43 12, f.tessier@snalc.fr

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