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[Loir-et-Cher] Canicule et fortes chaleurs : prendre les mesures qui s’imposent à court et à long terme

Image by Freepik

Communiqué intersyndical du Loir-et-Cher, 22 juin 2026

Depuis ce dimanche 21 juin, Météo France a passé l’ensemble des départements de notre région académique en vigilance Rouge pour plusieurs jours et une baisse sensible des températures n’est attendue, au mieux, qu’à partir du week-end prochain. Les fortes chaleurs ne sont plus des événements exceptionnels : elles deviennent récurrentes et s’inscrivent désormais dans une réalité climatique durable. 

Pourtant, les institutions, qu’il s’agisse du ministère de l’Éducation nationale, du rectorat ou des collectivités territoriales, ne semblent toujours pas prendre la pleine mesure de l’urgence de la situation. Les réponses apportées restent ponctuelles, improvisées et souvent inadaptées sur le long terme, laissant les personnels de l’Éducation nationale seuls face à des conditions de travail de plus en plus difficiles et les usagers et usagères face à des conditions d’accueil qui créent des risques sanitaires graves.

En Loir-et-Cher, vendredi matin, l’inspection académique a communiqué des consignes aux établissements, écoles et personnels administratifs, en s’appuyant sur le vade-mecum académique « se protéger lors d’une vague de chaleur ». Ainsi, les familles sont invitées, si elles le peuvent, à garder leurs enfants. Les organisations demandent à ce que toutes les mesures prévues par le vade-mecum académique soient mises en oeuvre et en particulier l’annulation des activités physiques et sportives comme des sorties scolaires.

Pour nos organisations syndicales, la priorité de l’institution est de protéger la santé des élèves et des personnels.

En Loir-et-Cher, dès novembre 2023, les membres de Formation Spécialisée en Santé, Sécurité et Conditions de Travail ont voté un avis concernant le confort thermique en demandant, conformément aux informations présentes sur le site de l’INRS, la suspension des activités professionnelles sédentaires dès lors que la température intérieure du local dépasse les 30°C. C’est cette demande que nous portons à nouveau.

Nous demandons également à ce que les personnels pour lesquels les fortes chaleurs aggravent les problèmes de santé disposent d’Autorisations Spéciales d’Absence, comme cela a pu être le cas au moment du COVID. Nous demandons également à ce que l’organisation des services soit adaptée au nombre d’élèves présents, de sorte à favoriser la rotation des personnels.

Face à des températures que nous pouvons considérer comme extrêmes, depuis jeudi 18 juin, de nombreux établissements et écoles ont annoncé des adaptations (ouverture réduite à la matinée, ventilateurs, brumisateurs…). Néanmoins alors que des collectivités communiquent largement sur l’équipement des établissements, la réalité de terrain est tout autre. Les adaptations reposent souvent sur les seuls personnels, ou les parents d’élèves, pour trouver des ventilateurs, ou peindre les fenêtres de blanc de Meudon. Toutes les salles de classe ne seront pas équipées dans les prochains jours, loin s’en faut. La communication de certaines collectivités sur ce point cache mal un manque d’anticipation et laisse les personnels dans le désarroi.

De plus, préconisant une gestion au cas par cas, certaines décisions tardent à être prises et mettent la santé des usagers et des professionnels en danger.

Des changements sont également indispensables concernant les moyens de transport en commun. Car même si certains établissements ou certaines écoles disposent de salles relativement fraîches, passer 30 à 40 minutes dans un car non climatisé peut constituer une mise en danger des élèves.

Nous demandons que des mesures concrètes, pérennes et ambitieuses soient mises en place afin de protéger la santé des élèves et des personnels : équipements adaptés, aménagement des horaires et des calendriers, rénovation thermique des bâtiments scolaires et, lorsque les conditions l’exigent, fermeture temporaire des établissements.
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