« De la poudre de perlimpinpin » (n°1517 École, octobre 2026)

Le bilan des nouveaux pôles d’appui à la scolarité (PAS) a de quoi interroger. Les successeurs des PIAL, fers de lance de l’école inclusive, s’occupent de tout… sauf des élèves en situation de handicap.
À Blois, un SNALC en ordre de marche vers 2027

Réunis à Blois ce 17 septembre 2026 en présence du président national Jean-Rémi Girard, les adhérents et militants du SNALC Orléans-Tours ont dressé le bilan d’un syndicat en plein développement et préparé une échéance décisive : les élections professionnelles de décembre 2026.
L’immobilité professionnelle

Le métier est devenu éreintant. Aujourd’hui, la grande majorité des PE ne se voit pas effectuer toute sa carrière devant les élèves en classe entière, jusqu’à 65 ans. Lassitude, fatigue, désillusion ou tout simplement besoin de changement : la mobilité professionnelle reste un sujet majeur pour notre profession.
Effectifs de classe : la qualité ne se décrète pas !

École inclusive, EBEP, différenciations, individualisations, climat scolaire ou encore santé mentale alourdissent considérablement les missions des PE. De nouvelles difficultés émergent sans cesse et les situations à gérer en classe se complexifient, une évolution qui n’est plus compatible avec les effectifs actuels.
Rythmes scolaires : l’art de refaire les mêmes erreurs

1882, la semaine de classe s’organise du lundi au samedi, avec une coupure le jeudi.
1969, les cours du samedi après-midi sont supprimés.
1972, la journée de repos du jeudi est déplacée au mercredi, afin de consacrer le mercredi à la participation des
enfants à des activités extrascolaires.
2008, suppression des cours le samedi matin, à la demande des familles.
2013, décret fixant la semaine scolaire à 4,5 jours, incluant le mercredi ou le samedi matin.
L’insécurité, le sifflet et puis… rien

Les problèmes de sécurité dans les écoles ne se limitent pas aux intrusions ou aux risques d’attentats. Et s’ils peuvent parfois être liés à des défaillances des infrastructures ou du matériel, ils relèvent le plus souvent de tensions relationnelles avec les parents d’élèves.
La santé des professeurs : facultatif !

Aujourd’hui, les conditions de travail des professeurs des écoles sont caractérisées par une surcharge mentale aux répercussions de plus en plus alarmantes sur leur santé. Une institution qui fait mine de ne pas voir – ou pire minimise – les réalités vécues par les personnels et l’absence totale de suivi médical adapté dans l’Éducation nationale ne font qu’exacerber cette situation.
L’hypocrisie bienveillante de la scolarité adaptée

Les professeurs des écoles mènent une lutte sans relâche pour répondre aux besoins d’un nombre croissant d’élèves en grande difficulté dans les classes. En raison du temps et de l’énergie que cette situation requiert, assurer un enseignement de qualité adapté pour chaque élève relève presque de l’impossible. Le système est devenu totalement inéquitable.
Le manque de confiance

En 2017, dans son discours de rentrée, le ministre Jean-Michel Blanquer exprimait sa volonté d’établir ou de rétablir une « école de la confiance ». Dix ans plus tard, pour les enseignants, cette école n’incarne ni la confiance promise, ni la bienveillance attendue.
Exigences institutionnelles et asphyxie structurelle

Le « plus beau métier du monde » est un métier devenu éprouvant. Les professeurs des écoles sont submergés par des attentes toujours plus lourdes dans un système à bout de souffle qui peine à répondre aux besoins de tous.