[Communiqué] Rentrée 2026 : se mobiliser sans attendre !

Après la grande confusion entretenue par le ministère lors du CSA ministériel et finalement levée par nos organisations syndicales, les choses sont désormais claires : il y aura bien 4018 suppressions d’emplois de professeurs dans le 1er et le 2d degrés à la prochaine rentrée. Sans attendre la fin des vacances zonées, nos organisations FSU, UNSA Éducation, CFDT EFRP, CGT Éduc’action, SNALC et SUD Éducation, appellent à la mobilisation de la communauté éducative.

« En saigner » (n°1510, mars 2026)

À l’heure où j’écris ce texte, le pronostic vital de notre collègue d’arts plastiques de Sanary-sur-Mer est toujours engagé. Le SNALC lui apporte tout son soutien ainsi qu’à sa famille, à ses proches et à l’ensemble des personnels de son établissement.

« De plein fouet » (n°1510 École, mars 2026)

Les professeurs des écoles consacrent un temps considérable à leur mission. Entre les heures de classe, la préparation des cours, les corrections, les réunions et les multiples tâches administratives, leur charge de travail dépasse largement ce que le commun des mortels imagine. Toutefois, leur rémunération reste bien en deçà de ce que leur investissement et leur rôle fondamental dans la société mériteraient.

Carte scolaire 2026 : parés au sabordage ?

Carte scolaire 2026 : parés au sabordage ?

Dans un contexte démographique et budgétaire que nous savons tous globalement défavorable, l’actuel ministre de l’Éducation nationale a annoncé à la suite du dernier CSA ministériel (et un gros cafouillage sur les chiffres) la suppression de 87 « moyens d’enseignement » dans le premier degré pour l’académie Orléans-Tours, tout en défendant l’idée d’une amélioration globale de nos conditions de travail, statistiques nationales à l’appui. Mais la réalité du terrain est bien plus nuancée, et le SNALC Orléans-Tours se devait de la repréciser.

« Retrouver notre professionnalité » (n°1509, février 2026)

"Retrouver notre professionnalité" (n°1509, février 2026)

Travailler à l’Éducation nationale, c’est vivre une expérience qui n’est partagée que par le sélectionneur de l’équipe de France de football : tout le monde sait faire votre métier mieux que vous. Vous ne prenez jamais les bonnes décisions, quand vous n’êtes pas tout simplement incompétent. La différence, c’est que si vous démissionnez, il n’y aura pas grand monde pour prendre votre place.

« Nous sommes des professionnels » (n°1509 École, février 2026)

"Nous sommes des professionnels" (n°1509 École, février 2026)

Que 2026 nous apporte enfin le changement de cap tant attendu !
Nous pourrions commencer cette nouvelle année en dressant le bilan de 2025 pour notre profession et pour l’École…
Mais non. Soyons honnêtes : ce bilan serait sombre et déprimant.
Alors regardons devant nous. Vers l’avenir.

« Faire et défaire » (n°1508, janvier 2026)

"Faire et défaire" (n°1508, janvier 2026)

Gabriel Attal a voulu créer des groupes de niveau en 6e et 5e dans le cadre de son médiatique « choc des savoirs ». Nicole Belloubet a plutôt mis en place des groupes de besoin, sans qu’on sache trop bien ce que cela voulait dire. Élisabeth Borne a douté de leur efficacité, rapport de l’inspection générale à l’appui. Et voilà donc Édouard Geffray qui les rend facultatifs à la rentrée prochaine, lui qui avait travaillé à leur mise en œuvre concrète en tant que directeur général de l’enseignement scolaire. Et c’est ainsi que l’horaire volé à la discipline Technologie en 6e disparaît.

« … C’est toujours travailler ! » (n°1508 École, janvier 2026)

"... C'est toujours travailler !" (n°1508 École, janvier 2026)

Si l’Éducation nationale française devait avoir une devise, le SNALC pense que la plus pertinente serait « Faire et défaire ». Faire et défaire des programmes. Faire et défaire des réformes. Ces derniers temps, on en est même à faire et défaire des ministres. Le premier employeur de France perd son temps et son énergie — et donc notre temps et notre énergie — à tourner en rond.

« Pour un meilleur traitement » (n°1507, décembre 2025)

"Pour un meilleur traitement" (n°1507, décembre 2025)

Les enseignants fonctionnaires ont une part de primes deux fois inférieure à celle des autres fonctionnaires de catégorie A. Il faut qu’un professeur certifié attende 22 ans pour sortir du premier quartile (le plus bas, donc) en termes de rémunération pour un catégorie A, alors même que le métier est à niveau bac +5, soit plus élevé que la norme.

« Stop à la maltraitance » (n°1507 École, décembre 2025)

"Stop à la maltraitance !" - QU n°1507

Lorsqu’on évoque un climat scolaire dégradé, on pense souvent aux tensions et aux mauvais rapports qui existent entre élèves au sein de l’école et au sein de la classe. Il est cependant nécessaire de considérer à la fois les interactions entre les membres des équipes éducatives, les élèves, les parents, ainsi que tous les acteurs gravitant autour de l’école, mais également les configurations de classe difficilement gérables.

« Protection sociale complémentaire : un marché de dupes ? » (n°1506 École, novembre 2025)

"Protection sociale complémentaire : un marché de dupes ?" (n°1506 École, novembre 2025)

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous traversons une crise politique d’une ampleur inédite. En seulement trois ans, pas moins de sept ministres de l’Éducation nationale se sont succédé, et nous ne sommes pas à l’abri de l’arrivée d’un huitième dans les prochaines semaines. Au cœur de ce chaos institutionnel, l’École continue pour autant de remplir sa mission avec une constance et un dévouement exemplaires.

« Une confiance sans bornes » (n°1505, octobre 2025)

"Une confiance sans bornes" (n°1505, octobre 2025)

En cette rentrée, le SNALC est évidemment conscient de la situation politique de notre pays. Il tient à rappeler l’importance des corps intermédiaires, que nos gouvernants ont trop négligés. En tant que président du SNALC, je sais que l’absence de prise en compte des corps intermédiaires ne peut que mener à une déconnexion entre nos dirigeants et celles et ceux qu’ils dirigent, vers un avenir qui fait tout sauf envie.
Le point de rupture est atteint dans l’Éducation nationale et dans le Supérieur, et le SNALC l’a fait savoir.

« L’école sans la confiance » (n°1505 École, octobre 2025)

"L'école sans la confiance" (n°1505 École, octobre 2025)

L’École semble coincée dans les rouages d’une tourmente politique qui, tel un carrousel infernal, tourne inlassablement… Sa musique, d’abord familière, est devenue aujourd’hui assourdissante, oppressante, presque effrayante : celle d’un manège qui emporte les espoirs et épuise les énergies. Ce cycle infernal donne le tournis et occulte l’urgence d’une situation pourtant critique.

« Le SNALC se battra » (n°1504, septembre 2025)

"Le SNALC se battra" (n°1504, septembre 2025)

En cette rentrée, le SNALC est évidemment conscient de la situation politique de notre pays. Il tient à rappeler l’importance des corps intermédiaires, que nos gouvernants ont trop négligés. En tant que président du SNALC, je sais que l’absence de prise en compte des corps intermédiaires ne peut que mener à une déconnexion entre nos dirigeants et celles et ceux qu’ils dirigent, vers un avenir qui fait tout sauf envie.
Le point de rupture est atteint dans l’Éducation nationale et dans le Supérieur, et le SNALC l’a fait savoir.

« Une rentrée pour défendre l’école » (n°1504 École, septembre 2025)

"Une rentrée pour défendre l'école" (n°1504 École)

L’année scolaire est à peine commencée que les professeurs doivent déjà se préparer à de mauvaises nouvelles.
Depuis des décennies, ils n’ont cessé de subir des atteintes à leur pouvoir d’achat, que ce soit par le gel du point d’indice, la multiplication des missions supplémentaires et des obligations de service non rémunérées.

« Anticiper » (n°1503, juillet 2025)

"Anticiper" (n°1503, juillet 2025)

Anticiper. Un verbe peu connu dans notre pays, visiblement, puisque l’État semble découvrir l’existence d’épisodes caniculaires alors que les personnels sont déjà en train de les vivre. Heureusement, les réponses sont à la hauteur : un e-mail de conseils dont la moitié ne sont pas applicables, et un numéro vert.
Que fait-on pour anticiper les épisodes caniculaires ? Pour adapter les conditions de travail des personnels ? Rien. Ces épisodes vont pourtant se multiplier et s’intensifier, et l’État a des responsabilités qu’il s’est lui-même fixées par décret.

« L’école est un investissement » (n°1503 École, juillet 2025)

"L'école est un investissement" (n°1503 École)

L’année scolaire 2024-2025 s’est achevée dans une atmosphère lourde et étouffante : températures extrêmes dans les classes, remise en cause des rythmes scolaires, déploiement des PAS, fermetures de classes, pilotage « loi Rilhac », évaluations d’école stériles…
La sérénité a bel et bien disparu de nos écoles, de nos classes, de notre quotidien de professeur des écoles. Même à l’approche de la fin d’année, les sourires se sont effacés.

« Interchangeables » (n°1502, juin 2025)

"Interchangeables" (n°1502, juin 2025)

Nous devenons chaque jour moins grands, moins respectés. Car nous sommes désormais interchangeables. Chez les professeurs, les concours et la formation initiale gomment notre nécessaire expertise disciplinaire. Tout le monde dans un master éducation, dans lequel la part de notre discipline est réduite à sa plus simple expression. Et qu’on ne s’avise pas de vouloir poursuivre en thèse : on ne pourra pas.

« Infantilisation » (n°1502 École, juin 2025)

"Infantilisation" (n°1502 École)

Le SNALC défend la spécificité et la richesse du métier de professeur des écoles, fondées sur un statut et un recrutement en catégorie A niveau bac+5. Représenter l’État, ce n’est pas rien. Se voir investi d’une part de son autorité non plus. Force est de constater que l’État n’entretient plus cette vision de notre système scolaire.

« La politique du cache-misère » (n°1501, mai 2025)

"La politique du cache-misère" (n°1501)

Alors que l’Éducation nationale continue de s’enfoncer dans une crise durable, notre ministère doit devenir et rester une priorité budgétaire sur le long terme. C’est pourquoi le SNALC continue de revendiquer une loi de programmation pluri-annuelle afin d’y inscrire le nécessaire rattrapage salarial auquel nous avons droit. Les personnels enseignants, rappelons-le, connaissent un différentiel de 1 000 € mensuels en leur défaveur par rapport au reste des catégories A dans la fonction publique d’État. De même, nous ne pouvons continuer de sous-payer des métiers essentiels comme ceux d’AESH et d’AED.

« Les rythmes scolaires sont de retour » (n°1501 École, mai 2025)

"Les rythmes scolaires sont de retour" (n°1501 SNALC École)

Une partie d’entre vous s’en souvient : Vincent Peillon, rythmes scolaires, semaines de 4 jours et demi. Des hectolitres de communication sur le bien-être de l’enfant, son rythme circadien et sa chronobiologie. Des experts en expertise venant asséner des constats fondés sur pas grand chose, que contredisaient les constats de l’expert d’en face, fondés sur pas davantage. Et au milieu de tout cela, les professeurs des écoles.

« 120 ans d’indépendance » (n°1500, avril 2025)

QU n°1500 - 120 ans d'indépendance

Je suis très heureux et très touché d’être président du SNALC alors que nous fêtons les 120 ans de notre organisation et le 1 500e numéro de notre revue syndicale.
Le SNALC est une aventure unique. Dans un paysage syndical français marqué par une histoire très spécifique et organisé autour de grandes centrales, le SNALC joue la carte de l’indépendance, garantie par l’article 1er de ses statuts. Il ne vit que de vos cotisations. Il est professionnel sans être purement corporatiste. Son unique objet est la défense des conditions matérielles et morales des collègues. C’est sa boussole et sa seule raison d’être.

« Le SNALC vous protège » (n°1500 École, avril 2025)

QU n°1500 SNALC École - Le SNALC vous protège - Dossier spécial "Votre école est-elle sécurisée ?"

En 2024, le SNALC a lancé une grande enquête nationale sur le niveau de sécurisation de nos écoles. Plusieurs milliers de réponses issues de tout le territoire, de tous types d’écoles et de tous profils de professeurs des écoles, ont permis une exploitation de résultats représentatifs de la diversité et de la réalité du terrain.

« Assez ! » (n°1499)

"Assez !" (n°1499 SNALC)

Traditionnellement, les personnels de l’Éducation nationale — en particulier les professeurs — sont jugés coupables d’être toujours en vacances et de ne pas travailler beaucoup. Grâce à l’investissement du SNALC, cette image d’Épinal s’estompe, même si elle n’a pas disparu tout à fait. Nous martelons dans tous les grands médias nationaux la réalité du terrain. Nous combattons les idées reçues avec des faits, des données chiffrées.

« Respect pour les PE » (n°1499 École, mars 2025)

"Respect pour les PE" (n°1499 SNALC École)

Il semble bien loin le temps des préparatifs des Jeux Olympiques, lorsque notre pays dépensait sans retenue pour impressionner le monde et démontrer son savoir-faire. La rentrée de septembre l’a brutalement ramené à la réalité, avec une dette nationale qui alimente toutes les discussions.
Pour réduire les dépenses de l’État, tous les moyens sont étudiés, mais la fonction publique est en ligne de mire, avec, au premier plan, l’Éducation nationale.

Carte scolaire 2025 : des priorités évidentes, des choix décevants

Carte scolaire 2025 : des priorités évidentes, des orientations aberrantes

De prime abord, ne perdre « que » 23 postes à la rentrée prochaine dans l’académie Orléans-Tours paraît assez loin de la catastrophe que nous redoutions encore en début d’année, et contre laquelle les professeurs des écoles de l’académie et le SNALC Orléans-Tours se sont largement mobilisés le 5 décembre dernier. L’école a des moyens : on peut maintenant commencer à s’inquiéter de ce qui en sera fait dans nos départements.

« Déconsidérés » (n°1498)

"Déconsidérés" (n°1498 SNALC)

Le temps politique et le temps médiatique sont des temps de l’immédiateté et de l’annonce-choc. Le temps éducatif et le temps syndical ne fonctionnent pas ainsi. Nous sommes sur les fondamentaux. Pas ceux qui servent à deux ministres sur trois à communiquer sur l’importance du français et des mathématiques tout en supprimant des heures de français et de mathématiques, mais les fondamentaux de nos métiers. Le SNALC est la meilleure chambre d’écho que vous pouvez trouver à vos préoccupations.

« Inverser la tendance » (n°1498 École, février 2025)

"Inverser la tendance" (n°1498 SNALC École)

Si l’Éducation nationale va mal, si ses personnels sont déconsidérés, c’est aussi car on ne sait ou ne veut pas fixer les priorités. L’École est devenue un objet médiatique. Dans un contexte plus que morose, il faut trouver des explications, et surtout identifier des responsables… et des coupables. Qui de mieux que les professeurs des écoles pour endosser ce rôle de bouc émissaire ?

« Nuls ! » (n°1497)

"Nuls !" (n°1497)

Selon le premier ministre, dans le nouveau gouvernement, « l’éducation est à sa place, la première ». Dans les faits, il ne parlait que de l’ordre protocolaire, et non de la réalité de la politique éducative menée. Cette politique, impressionnante de constance malgré les changements de visages que nous constatons tous les trois mois environ, obtient des résultats tout aussi constants : ils sont, invariablement, nuls.

« La première place, vraiment ? » (n°1497 École, janvier 2025)

"La première place, vraiment ?" (n°1497 SNALC École)

À l’Éducation nationale, la lassitude – voire la saturation – commence à se répandre. Les professeurs attendent depuis des années un ministre véritablement proche de leur réalité, idéalement issu de leurs rangs : une personne pragmatique, qui connaisse parfaitement les problèmes, les contraintes et les attentes réelles de la profession. Malheureusement, la tendance à déplacer les ministres d’un ministère à l’autre montre que les nominations sont dictées par des stratégies bien éloignées des préoccupations concrètes.

CSA ministériel du 17/01/2025 : « Il est encore temps de faire des choses moins nulles »

CSA ministériel 17/01/2025, déclaration liminaire du SNALC

L’École et ses personnels n’ont que faire aujourd’hui des bisbilles politiciennes, des postures et des symboles. L’École et ses personnels ont besoin de gens qui maîtrisent les dossiers, qui gagnent des arbitrages, qui voient à long terme et qui sont capables d’admettre leurs erreurs passées et d’œuvrer dans l’intérêt de notre pays. La façon dont nous avons été traités a affaibli la République.

Comment appréhender les effets de l’omniprésence du numérique dans nos métiers ?

Comment appréhender les effets de l'omniprésence du numérique dans nos métiers ?

Depuis plus de 10 ans, les métiers de l’enseignement et de l’éducation ont été largement touchés par l’émergence, devenue maintenant omniprésence, du numérique. Il ne s’agira pas ici de proposer une analyse des vertus et des défauts d’une telle évolution, mais d’attirer l’attention des collègues sur les risques qu’elle peut engendrer quant à leur pratique professionnelle ainsi que les moyens de s’en prémunir.

« En 2025, continuons à nous battre » (n°1496)

QU1496 SNALC : "En 2025, continuons à nous battre"

Je vous souhaite à toutes et à tous une très belle année 2025. J’ai une pensée toute particulière pour les collègues et les élèves de Mayotte.
2024 s’est terminée comme elle avait commencé : n’importe comment. À l’heure où j’écris ces lignes, nous attendons encore les noms des ministres de l’Éducation nationale et de la fonction publique. Cette année aura vraisemblablement connu cinq occupants rue de Grenelle, dont la plus éphémère n’est même pas restée un mois.

« En 2025, toujours à vos côtés » (n°1496 École, décembre 2024)

QU1496 SNALC Ecole : "En 2025, toujours à vos côtés"

Jours de carence, augmentation des impôts, suppression de jours fériés, instauration d’une nouvelle journée de solidarité, suppression de la GIPA, blocage des évolutions de carrière, suppressions de postes… Le gouvernement enchaîne les mesures drastiques – déjà actées ou en réflexion – dans le but de faire des économies, notamment au détriment de l’Éducation nationale.
Le pays doit trouver de l’argent, et cela, dans tous les secteurs. S’il n’y a aucune raison d’en exempter l’Éducation nationale, pour le SNALC, le choix de faire payer une fois de plus la facture aux professeurs n’est pas acceptable.

« 5 décembre : j’y serai » (n°1495)

QU1495 SNALC : "5 décembre : j'y serai"

Je sais qu’il y a de nombreuses raisons de ne pas la faire. La grève ponctuelle à répétition est un échec, et le SNALC le dit et le sait. Il est de plus en plus difficile de mobiliser. Nous essuyons surtout des défaites. Il faudrait un mouvement long / une grève reconductible / des alternatives à la grève…
Pourtant, le SNALC appelle à la grève à partir du 5 décembre.
Nous le faisons car il faut le faire. Nous le faisons car ce qui est en train de nous arriver est une accélération violente dans le processus à l’œuvre de destruction de la fonction publique. Nous le faisons aussi car s’il n’y a pas la grève, il n’y aura rien d’autre.

« 5 décembre : j’y serai » (n°1495 École, novembre 2024)

QU1495 SNALC Ecole : "5 décembre : j'y serai"

Que faisons-nous quand l’explication que nous donnons en classe semble difficile à comprendre par nos élèves ? Que faisons-nous quand les résultats de l’évaluation d’un élève sont catastrophiques ? Que faisons-nous quand l’IEN critique notre façon d’enseigner ? Nous, professeurs des écoles, avons tous la même réaction. Notre engagement pour l’école, notre conscience professionnelle et notre désir de faire en sorte que les apprentissages que nous dispensons soient les plus efficaces possible nous poussent systématiquement à remettre nos méthodes en question.

« Menteurs, menteurs, menteurs » (n°1494)

QU1494 : Menteurs, menteurs, menteurs

Les suppressions de postes prévues au budget ? C’est « salutaire » de suivre la démographie, selon le ministre de la fonction publique. Les conditions de travail en Seine-Saint-Denis ? C’est « une expertise supplémentaire que l’on donne à nos enseignants », d’après la ministre de l’Éducation nationale. Fabuleux, non ?
Il faut dire que la post-vérité tourne à plein régime en ce moment au ministère.

« Quand l’État fait les poches à l’école primaire » (n°1494 École, novembre 2024)

QU1494 SNALC Ecole : "Quand l'État fait les poches à l'école primaire"

L’annonce récente des suppressions de postes à la rentrée 2025 marque un nouveau seuil dans l’inacceptable. Les professeurs des écoles sont en colère, dégoûtés et désabusés : 3 155 postes seront supprimés dans le premier degré. Cette annonce est d’autant plus choquante qu’une réduction des effectifs dans les classes du primaire est plus qu’urgente et nécessaire pour répondre aux besoins spécifiques des nombreux élèves en inclusion, ainsi qu’aux besoins des autres élèves.

Déclaration intersyndicale (suite à l’audience multilatérale du 21/10/2024)

Audience multilatérale du 21 octobre 2024 : déclaration intersyndicale

Madame la ministre,
À plusieurs reprises, vous avez fait savoir votre souhait d’avoir « un dialogue constant, sincère et direct » avec les organisations syndicales. Ces échanges sont indissociables de la démocratie sociale. Certains de vos prédécesseurs ont largement mis à mal ce principe par des pratiques inacceptables. Nos organisations souhaitent revenir sur la diffusion à la presse des informations incomplètes et erronées à la sortie de la réunion avec votre cabinet mercredi dernier.

« Cap sur l’iceberg ! » (n°1493)

QU1493 : Cap sur l'iceberg !

Au moment où j’écris ces lignes, les ministres Anne Genetet (Éducation nationale), Patrick Hetzel (Enseignement supérieur) et Alexandre Portier (Réussite scolaire et Enseignement professionnel) ont été nommés, et le SNALC devrait bientôt les rencontrer pour porter les revendications des collègues.
La situation est d’une très forte instabilité, comme nous le confient les députés qui nous auditionnent, et qui semblent s’intéresser de plus en plus aux organisations représentatives. Étonnant de voir que lorsque le politique est dans la tourmente et l’incertitude, les « corps intermédiaires » retrouvent soudain de l’intérêt.

« Réparer la coque » (n°1493 École, octobre 2024)

QU1493 SNALC Ecole : "Réparer la coque"

Les plus anciens d’entre nous se souviennent de leurs instituteurs des années 60-70. Et pour ceux qui côtoyaient dans leur classe, la fille ou le fils d’un enseignant, ils se souviendront peut-être que le niveau de vie de ces camarades n’avait rien à envier à celui des classes moyennes supérieures.

« Dessine-moi un ministre ! » (n°1492)

QU1492 : Dessine-moi un ministre !

Il connaîtra ses dossiers. Elle aura de l’ambition politique. Il aura mis ses enfants dans le privé. Elle voudra faire SA réforme. Il supprimera des postes. Elle ne trouvera pas de candidats. Il abrogera les groupes de besoin ou de niveau — il n’aura jamais réussi à comprendre la différence — en 6e et 5e. Elle placera le SNU sur temps scolaire. Il parlera du pilotage. Elle parlera de la gouvernance…

« Rentrée : le mouton à 5 pattes » (n°1492 École, septembre 2024)

QU1491 SNALC Ecole : "Rentrée : le mouton à 5 pattes"

La circulaire de rentrée 2024 met en avant deux principes essentiels : la cohésion et la cohérence. Il est surprenant d’entendre résonner ces mots, particulièrement cette année, alors que la rentrée scolaire s’est déroulée dans un contexte politique marqué par une absence absolue de cohérence.

« Pause ! » (n°1491)

QU1491 : Pause !

Même si le SNALC est indépendant des partis politiques, il paraîtrait étrange de ne pas s’arrêter sur les résultats des élections législatives consécutives à la dissolution décidée par le président de la République. Non pas pour commenter les équilibres, mais pour signaler que nous entrons dans l’inconnu, et que l’inconnu s’étend au ministère de l’Éducation nationale.

« S’accorder sur l’essentiel » (n°1491 École, juillet 2024)

QU1491 SNALC Ecole : "S'accorder sur l'essentiel"

Cette année scolaire a encore été marquée par un changement de ministre. Difficile de dresser un bilan des cinq mois de Nicole Belloubet, du seul mois d’Amélie Oudéa-Castéra (record de vitesse battu) et des cinq mois de Gabriel Attal. De juin 2023 à juin 2024, avec la fin de mandat de Pap N’Diaye, c’est donc pas moins de quatre ministres qui se sont passé le relais rue de Grenelle.

Enfin !

Jean-Philippe Agresti, nouveau recteur de l'académie Orléans-Tours

A la mi-mars 2024, Gilles HALBOUT, recteur de l’académie d’Orléans-Tours, a quitté ses fonctions pour rejoindre le cabinet du Premier ministre. Un nouveau recteur, Jean-Philippe AGRESTI, a enfin été nommé le 26 juin.

« Le pire employeur de France » (n°1490)

QU1490 SNALC : Le pire employeur de France

Enquête « bien-être » aux résultats catastrophiques, hausse des incidents avec les élèves et avec les familles, crise sans précédent des recrutements, difficultés dans la gestion de classes surchargées, hausse des inclusions bien supérieure à celle des structures, dispositifs et moyens de cette inclusion. La crise est aujourd’hui structurelle.
L’essentiel n’est plus assuré ? Vite, vite, occupons-nous de l’accessoire !

« L’école implosive » (n°1490 École, juin 2024)

QU1490 SNALC Ecole : L'école implosive

La question qui finit par se poser est la suivante : qui du système ou de ses personnels s’effondrera en premier ? Les indicateurs sont clairs et disent tous la même chose : l’implosion est proche. […] Et de quoi se préoccupe-t-on au ministère ?

« Une politique inhumaine » (n°1489 École, mai 2024)

QU1489 SNALC Ecole : Une politique inhumaine

Alors qu’il n’a généralement que les mots « gouvernance » et « pilotage » à la bouche, le ministère est dans un état de désordre rarement atteint. Et la politique menée s’en ressent. […]
Au SNALC, on n’oublie jamais que le cœur de l’école, c’est l’humain. Et que la politique menée est, depuis trop longtemps, inhumaine.