Communiqué intersyndical FSU, SE-UNSA, CFDT-EFRP, CGT Éduc’action, SNALC et SUD Éducation du 11 février 2026
Après la grande confusion entretenue par le ministère lors du CSA ministériel et finalement levée par nos organisations syndicales, les choses sont désormais claires : il y aura bien 4018 suppressions d’emplois de professeurs dans le 1er et le 2d degrés à la prochaine rentrée dont 3256 dans le public (hors emplois liés à la réforme des concours).
Suppressions d’emplois : inacceptable !
Dans le premier degré public, ce sont 1 891 postes qui vont être supprimés. Ajoutés aux postes redéployés par les DSDEN pour alimenter les PAS et pour répondre aux autres commandes ministérielles, le nombre de fermetures de classes s’annonce colossal et sans précédent. Ces perspectives, qui vont affaiblir un peu plus l’école, s’ajoutent aux fermetures de classes qui se sont succédées ces dernières années.
Vies scolaires, AESH, Psy-En, personnels sociaux et de santé : le compte n’y est pas
La sous-administration continue
Aucune revalorisation
Nous exigeons l’annulation des 4000 suppressions d’emplois d’enseignants et la création des emplois nécessaires à la baisse significative des taux d’encadrement. Nous ne pourrons accepter d’attendre plus longtemps des mesures de revalorisation salariale : le dégel du point d’indice et des mesures catégorielles doivent être actés rapidement. Les discussions sur la création d’un corps de fonctionnaires de catégorie B doivent aboutir rapidement : les AESH ne peuvent plus attendre.
Dans l’action dès maintenant !
Sans attendre la fin des vacances zonées, nos organisations FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche publiques, CGT Educ’action, SNALC et SUD Éducation, appellent à la mobilisation de la communauté éducative :
– les instances académiques, départementales et locales comme les CA doivent permettre l’expression du refus de ces dotations inacceptables.
– des rassemblements, manifestations et grèves seront aussi organisés partout où les personnels le décideront localement (comme par exemple en région parisienne le 17 février ou en Normandie).
Nous soutenons aussi les actions mises en œuvre pour dénoncer les nouvelles modalités de gestion des personnels remplaçants dans le 1er degré qui visent à gérer la pénurie sous prétexte d’optimisation.
Nos organisations travailleront à rendre visibles ces mobilisations et les besoins dans les territoires. Elles appellent les personnels à discuter collectivement des suites et des modalités pour refuser toute suppression de postes et au contraire exiger des moyens pour renforcer le service public d’Éducation et améliorer les conditions de travail des personnels ; c’est pourquoi, elles déposent des préavis de grève qui couvrent les semaines et mois à venir. Nos organisations se reverront la première semaine de mars pour faire le point sur les actions locales et réfléchir à une mobilisation plus ample dans le mois de mars.











