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Carte de l'académie Orléans-Tours

« Choc des savoirs » et liaisons CM2-6e : les PE entre le marteau et l’enclume ?

Nous le savions déjà : le « choc des savoirs » touche à de nombreux égards l’école primaire (refonte de certains programmes, labellisation des manuels, évaluationite renforcée,…). De nombreux collègues nous alertent : son déploiement chaotique dans les collèges risque également d’avoir des répercussions sur le travail des directeurs d’école et des collègues de CM2, notamment au moment des transmissions de fin d’année. Le SNALC Orléans-Tours vous guide pour éviter les écueils.

QUE DISENT LES TEXTES ?

Si l’on fait abstraction de la réforme du collège, ce qui pourra vous être demandé relève de la logique du conseil de cycle 3 et est conforme aux textes : « Les membres du conseil de cycle se concertent régulièrement sur la progression, les acquis et les besoins des élèves » (art.2 du décret 2014-1231 du 22 octobre 2014). Il est donc parfaitement logique que les enseignants du 1er degré continuent de transmettre les informations en leur possession sur le niveau des élèves de leur école dont ils ont la charge : rappelons que c’est ce qui a toujours été fait pour la constitution des classes de 6e, dans toutes les matières.

La situation est plus délicate pour les directeurs et directrices, car le vademecum publié en mai précise que « concernant les élèves de 6e, à réception des prévisions d’effectifs, les chefs d’établissement réunissent les directeurs d’école en lien avec les IEN de circonscription en conseil de cycle 3 pour étudier la répartition potentielle des élèves dans les groupes, sur la base des évaluations et appréciations des professeurs des écoles intégrées dans le livret scolaire de l’élève ». S’il s’agit là de simples recommandations, et non d’un texte réglementaire à proprement parler, cela n’affranchit cependant pas nos collègues directeurs de cette énième mission supplémentaire, dès lors qu’ils y seront convoqués par leur hiérarchie directe.

Concernant les équipes pédagogiques des collèges, l’article 7 du décret 2014-1231 est bien plus précis, et montre la plus grande latitude de nos collègues du second degré pour s’exprimer et s’opposer à cette réforme qui touche leurs établissements : « [Le conseil pédagogique] est consulté sur l’organisation et la coordination des enseignements » et « formule des propositions quant aux modalités de l’accompagnement pédagogique des élèves, que le chef d’établissement soumet ensuite au conseil d’administration. Ces propositions portent plus particulièrement sur la différenciation des approches pédagogiques, notamment les aides pour les élèves rencontrant des difficultés dans les apprentissages scolaires », et enfin « prépare, en liaison avec les équipes pédagogiques et, le cas échéant, avec le conseil école-collège ».

Dès lors, qu’est-ce que les professeurs des écoles peuvent faire ?

SURTOUT : NE PAS BOYCOTTER

Si elle est – symboliquement – utile dans certains cas, le SNALC estime que la politique de la chaise vide ne fera en aucun cas avancer les débats. Et puisque les participations aux commissions de liaison CM2-6e se font très généralement dans le cadre d’une convocation hiérarchique, les boycotter n’aurait pour vous que des conséquences négatives puisque vous vous affranchiriez de certaines de vos obligations en tant que fonctionnaire (et en premier lieu, le devoir de se conformer aux instructions de votre supérieur hiérarchique). Cela vaut si vous êtes adjoint, cela vaut également si vous êtes directeur ou directrice.

EVIDEMMENT : TRANSMETTRE

Lors d’une réunion de transmission, les PE ont charge de… transmettre. La constitution des groupes relève du collège, et les professeurs des écoles n’ont certainement pas pour mission de contribuer à résoudre leurs problèmes organisationnels. D’ailleurs, nul doute que les équipes de direction et les équipes pédagogiques des collèges ne chercheront pas à s’en dessaisir, d’autant plus que les textes leur offrent une possibilité bien plus large de s’exprimer à ce sujet. (voir notre article « Réforme (toxique) du collège : comment limiter les dégâts ? »).

TOUJOURS EXPRIMER SA SOLIDARITE AVEC NOS COLLEGUES DE COLLEGE QUI MANIFESTENT LEUR OPPOSITION A CETTE REFORME

Si nos collègues de collège expriment leur opposition à la réforme (et il y a fort à parier qu’ils seront nombreux à le faire), rien ne vous interdit de leur exprimer votre solidarité en soutien.

Le SNALC Orléans-Tours vous y encourage d’ailleurs, car si nous ne sommes pas fermement opposés à la logique des groupes au collège pour lutter contre la difficulté scolaire et faire progresser tous les élèves à leur rythme (et, en parallèle, totalement favorables à une profonde remise en question de la réforme du collège 2016), nous savons pertinemment que la mise en place de ce « choc des savoirs » voulue par le ministre Attal n’est qu’une énième usine à gaz, délétère pour les conditions de travail de tous nos collègues et vouée à l’échec.

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