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CDEN du Loiret (9 avril 2026) – Déclaration liminaire du SNALC

Conseil Départemental de l'Éducation Nationale du Loiret (CDEN 45)
du jeudi 09 avril 2026

Déclaration liminaire du SNALC Orléans-Tours

Monsieur le Secrétaire général de la préfecture, Madame la vice-présidente du Conseil Départemental, Madame la Directrice académique, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs les membres du CDEN,

La préparation de la rentrée 2026 à laquelle ce CDEN est consacré se caractérise par un double mouvement.

D’une part, les moyens sont globalement stables par rapport à la rentrée 2025. Le SNALC salue le travail des services de la DSDEN pour faire au mieux avec l’enveloppe donnée, notamment dans le premier degré.

Dans le contexte budgétaire actuel, on pourrait se réjouir de cette situation, et le SNALC, en toute objectivité, sait reconnaître certaines avancées, par exemple l’augmentation de la dotation pour les dispositifs spécifiques dans les collèges.

Toutefois, le SNALC déplore des conditions de rentrée qui demeureront trop inégalitaires, et des choix politiques qu’il conteste, comme les moyens attribués dans le premier degré aux PAS, alors que le SNALC juge qu’ils auraient été mieux employés au service de tous les élèves, de toutes les familles et de tous les collègues pour améliorer le remplacement par la création de postes de TR supplémentaires.

D’autre part, les dynamiques observées antérieurement se poursuivent :

  • le nombre moyen d’élèves par classe continue de baisser dans le 1er degré de façon continue depuis plus de 6 ans (21,57 élèves par classe attendus en moyenne sur le département à la rentrée 2026 contre 22,41 à la rentrée 2021) ;
  • l’évolution inverse est observée dans le second degré : le nombre moyen d’élèves par division continue de monter pour atteindre 26,07.
Pour le SNALC, ce n’est pas une bonne politique que d’habiller Pierre en déshabillant Paul. Le nombre d’élèves par classe doit baisser partout.

Le SNALC ne demande pas des efforts irréalistes : la France présente un taux d’encadrement inférieur à la moyenne des autres pays membres de l’OCDE. Le SNALC pense que la baisse démographique – par ailleurs source de nombreux problèmes à venir pour notre société – doit être saisie par notre ministère comme une opportunité historique pour améliorer les taux d’encadrement des élèves qui demeurent trop bas et permettre à notre école d’avoir un taux d’encadrement dans la moyenne des pays de l’OCDE.

Pour le SNALC, le nombre élevé d’élèves par classe est l’un des problèmes structurels majeurs de notre école.

Même dans le premier degré, où les taux d’encadrement sont les meilleurs et les plus proches de la moyenne de l’OCDE, des écoles affichent des effectifs trop importants, notamment lorsqu’elles subissent des fermetures de classe. Ainsi, à Sandillon (circonscription de Châteauneuf/Loire), les effectifs passent de 22,83 à presque 25 élèves par classe en élémentaire. À Coullons (circonscription de Gien), de 20,40 à plus de 25 élèves par classe en élémentaire. Et nous pourrions en citer d’autres…

Dans les collèges, le problème est plus aigü : que dire des conditions de travail dans un collège de plus de 750 élèves comme Pierre-de-Coubertin à Saint-Jean-de-Braye lorsque le nombre d’élèves par classe en 6ème atteint 30, avec un E/D global de 29,65 élèves, alors que le collège accueille un public très hétérogène ! Comment s’étonner des difficultés de l’établissement lorsqu’autant de facteurs défavorables pour les conditions de travail des élèves et des personnels sont réunis ? Comment s’étonner que les élèves rencontrent des difficultés au collège quand ils constatent au quotidien dans leur classe les différences entre la situation qu’ils vivaient en CM2 et celle qu’ils connaissent en 6ème ?

En SEGPA, même si les effectifs par classe sont limités, ils augmentent significativement, le nombre total d’élèves accueillis progressant lui aussi depuis deux ans (+ 11,5 %).

Pour le SNALC, la situation des collèges est grave. L’échec si rapide de la calamiteuse réforme instituant des groupes doit amener à réfléchir sérieusement à leur évolution dans un dialogue indispensable avec les personnels et les usagers du service public pour qu’ils soient de nouveau attractifs pour tous.

Monsieur le Secrétaire général de la préfecture, Madame la vice-présidente du Conseil Départemental, Madame la Directrice académique, Mesdames et Messieurs, nous vous remercions.

Pierre GOUGEON et Alexandra PASCUAL-VIVET
Représentants du SNALC au CDEN du Loiret

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