« École inclusive : stop à la souffrance » (n°1512 École, avril 2026)

L’École inclusive s’est transformée en véritable fuite en avant. Aujourd’hui, les conditions de mise en œuvre remettent en cause les contours, mais aussi le principe-même de l’École inclusive. On ne sait plus où elle s’arrête, ni même si elle s’arrête, s’il existera à terme des enfants « non inclus ». Les PAP peuvent désormais être décidés sans avis médical, à la demande, et l’on met en place des adaptations qui ne reposent sur rien d’autre que l’observation d’un comportement ou l’acharnement de la famille à les obtenir.
« Priorité aux salaires » (n°1511 École, avril 2026)

Le SNALC a depuis longtemps été lanceur d’alerte sur la question de l’attractivité de nos métiers. Au début regardée par les uns et les autres avec une certaine condescendance mâtinée de « plus beau métier du monde » et de « toujours en vacances », notre organisation est désormais prise au sérieux.
« De plein fouet » (n°1510 École, mars 2026)

Les professeurs des écoles consacrent un temps considérable à leur mission. Entre les heures de classe, la préparation des cours, les corrections, les réunions et les multiples tâches administratives, leur charge de travail dépasse largement ce que le commun des mortels imagine. Toutefois, leur rémunération reste bien en deçà de ce que leur investissement et leur rôle fondamental dans la société mériteraient.
« Nous sommes des professionnels » (n°1509 École, février 2026)

Que 2026 nous apporte enfin le changement de cap tant attendu !
Nous pourrions commencer cette nouvelle année en dressant le bilan de 2025 pour notre profession et pour l’École…
Mais non. Soyons honnêtes : ce bilan serait sombre et déprimant.
Alors regardons devant nous. Vers l’avenir.
« … C’est toujours travailler ! » (n°1508 École, janvier 2026)

Si l’Éducation nationale française devait avoir une devise, le SNALC pense que la plus pertinente serait « Faire et défaire ». Faire et défaire des programmes. Faire et défaire des réformes. Ces derniers temps, on en est même à faire et défaire des ministres. Le premier employeur de France perd son temps et son énergie — et donc notre temps et notre énergie — à tourner en rond.
« Stop à la maltraitance » (n°1507 École, décembre 2025)

Lorsqu’on évoque un climat scolaire dégradé, on pense souvent aux tensions et aux mauvais rapports qui existent entre élèves au sein de l’école et au sein de la classe. Il est cependant nécessaire de considérer à la fois les interactions entre les membres des équipes éducatives, les élèves, les parents, ainsi que tous les acteurs gravitant autour de l’école, mais également les configurations de classe difficilement gérables.
« Protection sociale complémentaire : un marché de dupes ? » (n°1506 École, novembre 2025)

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous traversons une crise politique d’une ampleur inédite. En seulement trois ans, pas moins de sept ministres de l’Éducation nationale se sont succédé, et nous ne sommes pas à l’abri de l’arrivée d’un huitième dans les prochaines semaines. Au cœur de ce chaos institutionnel, l’École continue pour autant de remplir sa mission avec une constance et un dévouement exemplaires.
« L’école sans la confiance » (n°1505 École, octobre 2025)

L’École semble coincée dans les rouages d’une tourmente politique qui, tel un carrousel infernal, tourne inlassablement… Sa musique, d’abord familière, est devenue aujourd’hui assourdissante, oppressante, presque effrayante : celle d’un manège qui emporte les espoirs et épuise les énergies. Ce cycle infernal donne le tournis et occulte l’urgence d’une situation pourtant critique.
« Une rentrée pour défendre l’école » (n°1504 École, septembre 2025)

L’année scolaire est à peine commencée que les professeurs doivent déjà se préparer à de mauvaises nouvelles.
Depuis des décennies, ils n’ont cessé de subir des atteintes à leur pouvoir d’achat, que ce soit par le gel du point d’indice, la multiplication des missions supplémentaires et des obligations de service non rémunérées.
« L’école est un investissement » (n°1503 École, juillet 2025)

L’année scolaire 2024-2025 s’est achevée dans une atmosphère lourde et étouffante : températures extrêmes dans les classes, remise en cause des rythmes scolaires, déploiement des PAS, fermetures de classes, pilotage « loi Rilhac », évaluations d’école stériles…
La sérénité a bel et bien disparu de nos écoles, de nos classes, de notre quotidien de professeur des écoles. Même à l’approche de la fin d’année, les sourires se sont effacés.
« Infantilisation » (n°1502 École, juin 2025)

Le SNALC défend la spécificité et la richesse du métier de professeur des écoles, fondées sur un statut et un recrutement en catégorie A niveau bac+5. Représenter l’État, ce n’est pas rien. Se voir investi d’une part de son autorité non plus. Force est de constater que l’État n’entretient plus cette vision de notre système scolaire.
« Les rythmes scolaires sont de retour » (n°1501 École, mai 2025)

Une partie d’entre vous s’en souvient : Vincent Peillon, rythmes scolaires, semaines de 4 jours et demi. Des hectolitres de communication sur le bien-être de l’enfant, son rythme circadien et sa chronobiologie. Des experts en expertise venant asséner des constats fondés sur pas grand chose, que contredisaient les constats de l’expert d’en face, fondés sur pas davantage. Et au milieu de tout cela, les professeurs des écoles.
« Le SNALC vous protège » (n°1500 École, avril 2025)

En 2024, le SNALC a lancé une grande enquête nationale sur le niveau de sécurisation de nos écoles. Plusieurs milliers de réponses issues de tout le territoire, de tous types d’écoles et de tous profils de professeurs des écoles, ont permis une exploitation de résultats représentatifs de la diversité et de la réalité du terrain.
« Respect pour les PE » (n°1499 École, mars 2025)

Il semble bien loin le temps des préparatifs des Jeux Olympiques, lorsque notre pays dépensait sans retenue pour impressionner le monde et démontrer son savoir-faire. La rentrée de septembre l’a brutalement ramené à la réalité, avec une dette nationale qui alimente toutes les discussions.
Pour réduire les dépenses de l’État, tous les moyens sont étudiés, mais la fonction publique est en ligne de mire, avec, au premier plan, l’Éducation nationale.
« Inverser la tendance » (n°1498 École, février 2025)

Si l’Éducation nationale va mal, si ses personnels sont déconsidérés, c’est aussi car on ne sait ou ne veut pas fixer les priorités. L’École est devenue un objet médiatique. Dans un contexte plus que morose, il faut trouver des explications, et surtout identifier des responsables… et des coupables. Qui de mieux que les professeurs des écoles pour endosser ce rôle de bouc émissaire ?
« La première place, vraiment ? » (n°1497 École, janvier 2025)

À l’Éducation nationale, la lassitude – voire la saturation – commence à se répandre. Les professeurs attendent depuis des années un ministre véritablement proche de leur réalité, idéalement issu de leurs rangs : une personne pragmatique, qui connaisse parfaitement les problèmes, les contraintes et les attentes réelles de la profession. Malheureusement, la tendance à déplacer les ministres d’un ministère à l’autre montre que les nominations sont dictées par des stratégies bien éloignées des préoccupations concrètes.
« En 2025, toujours à vos côtés » (n°1496 École, décembre 2024)

Jours de carence, augmentation des impôts, suppression de jours fériés, instauration d’une nouvelle journée de solidarité, suppression de la GIPA, blocage des évolutions de carrière, suppressions de postes… Le gouvernement enchaîne les mesures drastiques – déjà actées ou en réflexion – dans le but de faire des économies, notamment au détriment de l’Éducation nationale.
Le pays doit trouver de l’argent, et cela, dans tous les secteurs. S’il n’y a aucune raison d’en exempter l’Éducation nationale, pour le SNALC, le choix de faire payer une fois de plus la facture aux professeurs n’est pas acceptable.
« 5 décembre : j’y serai » (n°1495 École, novembre 2024)

Que faisons-nous quand l’explication que nous donnons en classe semble difficile à comprendre par nos élèves ? Que faisons-nous quand les résultats de l’évaluation d’un élève sont catastrophiques ? Que faisons-nous quand l’IEN critique notre façon d’enseigner ? Nous, professeurs des écoles, avons tous la même réaction. Notre engagement pour l’école, notre conscience professionnelle et notre désir de faire en sorte que les apprentissages que nous dispensons soient les plus efficaces possible nous poussent systématiquement à remettre nos méthodes en question.
« Quand l’État fait les poches à l’école primaire » (n°1494 École, novembre 2024)

L’annonce récente des suppressions de postes à la rentrée 2025 marque un nouveau seuil dans l’inacceptable. Les professeurs des écoles sont en colère, dégoûtés et désabusés : 3 155 postes seront supprimés dans le premier degré. Cette annonce est d’autant plus choquante qu’une réduction des effectifs dans les classes du primaire est plus qu’urgente et nécessaire pour répondre aux besoins spécifiques des nombreux élèves en inclusion, ainsi qu’aux besoins des autres élèves.
« Réparer la coque » (n°1493 École, octobre 2024)

Les plus anciens d’entre nous se souviennent de leurs instituteurs des années 60-70. Et pour ceux qui côtoyaient dans leur classe, la fille ou le fils d’un enseignant, ils se souviendront peut-être que le niveau de vie de ces camarades n’avait rien à envier à celui des classes moyennes supérieures.
« Rentrée : le mouton à 5 pattes » (n°1492 École, septembre 2024)

La circulaire de rentrée 2024 met en avant deux principes essentiels : la cohésion et la cohérence. Il est surprenant d’entendre résonner ces mots, particulièrement cette année, alors que la rentrée scolaire s’est déroulée dans un contexte politique marqué par une absence absolue de cohérence.
« S’accorder sur l’essentiel » (n°1491 École, juillet 2024)

Cette année scolaire a encore été marquée par un changement de ministre. Difficile de dresser un bilan des cinq mois de Nicole Belloubet, du seul mois d’Amélie Oudéa-Castéra (record de vitesse battu) et des cinq mois de Gabriel Attal. De juin 2023 à juin 2024, avec la fin de mandat de Pap N’Diaye, c’est donc pas moins de quatre ministres qui se sont passé le relais rue de Grenelle.
« L’école implosive » (n°1490 École, juin 2024)

La question qui finit par se poser est la suivante : qui du système ou de ses personnels s’effondrera en premier ? Les indicateurs sont clairs et disent tous la même chose : l’implosion est proche. […] Et de quoi se préoccupe-t-on au ministère ?
« Sécurité : le primaire à la traîne » (n°1488 École, avril 2024)

L’actualité se charge de le rappeler à tout le monde : l’École n’est pas un sanctuaire, et les querelles des hommes y entrent. Elles y entrent d’autant plus facilement qu’élèves et parents pratiquent les réseaux sociaux avec assiduité. Le résultat, objectivé par le ministère lui-même, est sans appel. Les « incidents » sont en hausse, et les personnels sont régulièrement des cibles. Spécificité du primaire : les collègues sont presque autant agressés désormais par l’entourage de l’élève que par l’élève lui-même.
« Loi Rilhac 2 : deux fois pire » (n°1487 École, mars 2024)

Le SNALC avait clairement averti les directeurs comme les adjoints lors du travail sur la première loi Rilhac : les bonnes intentions affichées étaient un leurre et un mensonge. Nous avions hélas eu raison : les rares bonnes mesures du projet (sur les décharges, par exemple) avaient bien vite été retirées sous l’influence du ministre de l’époque, et n’est resté qu’un tonneau des Danaïdes dans lequel les DASEN et les IEN peuvent verser à l’envi de nouvelles responsabilités sur les directrices et directeurs.
« Le primaire brûle » (n°1486 École, février 2024)

Les directeurs croulent littéralement sous les missions et leurs nerfs sont mis à rude épreuve. Trop de complications, trop de perte de temps, trop de contraintes, trop de missions, trop de responsabilités, trop c’est trop ! Et toujours pas d’allégement de service ni d’aide administrative. Conscient des vrais problèmes de terrain, le SNALC n’aura de cesse de les réclamer.
« Un trou dans la raquette » (n°1485 École, janvier 2024)

Quand elle est entrée sur le court, notre nouvelle ministre au MENJSJOP (c’est le sigle de son périmètre) ne s’attendait sans doute pas aux huées. Il faut dire qu’une double faute dès l’entame du match, ça n’augure rien de bon…
« Loin du compte » (n°1484 École, janvier 2024)

Au nom du SNALC, je vous souhaite à toutes et à tous une bonne année 2024.
A-t-on des raisons d’espérer que cette année permette à notre système éducatif et à ses personnels de faire preuve de davantage d’optimisme ? En partie seulement.
« Une école sans poussière sous le tapis » (n°1483 École, décembre 2023)

Alors que la dernière enquête PISA confirme la crise de notre système éducatif et que le ministre vient de faire de nombreuses annonces suite à sa mission « exigence des savoirs », est-on enfin en train de mettre la transmission des savoirs au premier plan ?