Le jeudi 8 octobre, le Ministre de l’Éducation nationale a annoncé que la question du remplacement dans les lycées sera quasi immédiatement réglée grâce à « un logiciel dopé à l’IA ».
Même si les rectorats ont des difficultés d’organisation, les raisons qui font que 3 000 collègues TZR (0,77% des enseignants du second degré public) ne sont pas affectés à l’instant T ne vont pas toutes instantanément disparaître. Vous le savez. C’est simple pour le Ministre d’annoncer cela, dans le sens où cela ne se fera pas.
Si ces collègues ne sont actuellement pas affectés, c’est qu’il n’y a pas de besoins ni dans leur zone, ni dans leur discipline à l’instant T. Ils constituent par ailleurs un vivier essentiel (notamment à l’approche de l’hiver) pour pouvoir pallier toutes les absences imprévues d’enseignants. Si ce vivier n’existe plus, le moindre enseignant absent dans les semaines à venir ne pourra pas être remplacé.
Suite à cette annonce du Ministre, on lit dans la presse des témoignages de collègues TZR affectés dans une autre discipline que la leur, et sans rapport direct (Mathématiques vers Lettres, Lettres vers Anglais), éventuellement avec menace de sanction disciplinaire pour abandon de poste en cas de refus.
On ne nous a pas encore signalé de telles absurdités dans l’académie d’Orléans-Tours. Mais, là encore, la question est simple : une conversation informelle avec un délégué syndical aurait fait tout bonnement s’évaporer le problème. Le II de l’article 4 du décret n°2014-940 du 20/08/2014 est formel : pour qu’un poste vous soit proposé en dehors de votre discipline de recrutement, il faut non seulement que vous soyez compétent, mais en plus que vous soyez volontaire. Être TZR n’y change rien. Personne ne peut vous menacer de sanction disciplinaire sur ces bases.
Voilà une excellente occasion de rappeler une chose : un syndicat est une organisation d’entraide structurée entre collègues. En tant que corps intermédiaire, il est là pour porter vos revendications et prévenir les éventuelles dérives de l’administration.
Dans le cas cité précédemment, la solution aurait été simple. Pas la peine d’alerter la presse nationale : l’appui d’une organisation syndicale suffit.
Alors, pour ce cas comme pour d’autres, soutenir, adhérer à un syndicat, ou au moins voter pour lui en ces temps d’élections professionnelles, c’est vous soutenir vous-mêmes.
Le SNALC, syndicat des métiers de l’éducation, autonome, indépendant des partis politiques, est votre allié utile.










